 |
| Requiem For A Dream |  |  |
 |  |  |
|
La critique de l'usager
|
|
 |
Le projet initial de ce film semble être un avortement définitif: on sent l'amorce d'une réflexion philosophique, un début d'éclatement visuel, une tentative de critique sociale... mais tous les thèmes s'anullent mutuellement. Le film exploite plusieurs filons mais n'en suit aucun. Il dénonce le cliché en créant un autre, fait au glamour hollywoodien un lutte basée sur la même superficialité, et critique la froideur inhumaine de la société d'un regard presque médical. Bref, film hybride ou rien ne tient et tout s'égare. C'est la volonté de détruire, d'anéantir, de renier à coup de déchirements visuels récurrents le travail de contextualisation mis en place durant la première heure qui sauve littéralement ce film. La destruction de l'univers cinématographique est l'objet même de la réflexion qui s'en dégage. Il n'y a plus de personnages ni d'effets de drogue: le monde référentiel est complètement décentré, à l'image du malaise post-moderniste. Aronofsky aura dû partir du thème même de l'abstration pour bâtir son contenu plutôt que d'y arriver malencontreusement, par hasard ou par égarement, ce qui lui aurait aurait permis d'aller au fond du cauchemar visuel. A voir malgré tout, ne serait-ce que pour frissonner devant les bribes de poésie désespérées et malsaines qui morcellent, entre néant et chaos, l'honorable effort d'originalité qu'est le film Requiem For A Dream...
7/10 21.11.2000 -
juliange@ - âge: 18-25
|
|  |  |  |
| N.B. Commentaires publiés sur cette page sont les opinions personnelles de nos visiteurs. Nous ne sommes pas responsables de leur contenu. |
|
|
|
 |