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La critique de l'usager
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[ATTENTION: Cette critique révèle le contenu du film.] Je ne vais pas plaire à tout le monde. Mais, bon je ne vais pas m'autocensurer sous prétexte que je n'aime pas un film. Des films pourris, il en sort toutes les semaines (ils sont même largement majoritaires) alors pourquoi perdre son temps à en parler et déverser son lot de reproches? Parce que ce film n'est pas anodin, il est de Clint Eastwood qui n'est pas n'importe qui. J'ai un peu le même sentiment qu'avec le 'World Trade center' de Oliver Stone. Je commence mes critiques. Ce film est d'un non réalisme sidérant. On ne traite pas du thème du racisme simplement en disant des insultes. Quelle facilité! Et d'ailleurs comment un homme aussi belliqueux, impavide et si ouvertement raciste a-t-il survécu toutes ces années avant dans sa ville pluriethnique? Un bon cinéaste doit faire passer des messages subtilement. C'est un peu comme dans le film '7 vies' avec Will Smith ou on a l'impression qu'on force le téléspectateur à pleurer ( du genre, tu vas pleurer ou quoi!), ici tout est forcé. Gran Torino n'a aucune subtilité, tout y est grossier. Des exemples? :- Clint Eastwood se promène en voiture et entend la conversation de l'autre bout de la rue. Unbe scène tellement cliché avec un groupe de noirs obsédés sexuels et le petit blanc anti-raciste qui veut devenir leur ami. - La relation avec ses enfants est peu subtile. De suite on devine que seul l'intérêt les guide. Quand ils viennent lui proposer d'entrer en maison de retraite, on voit le visage de Eastwood se crisper pour montrer l'énervement et la montée de la rage. Comme dans les dessins animés quand le méchant se fâche. Pathétique. - La scène ou Eastwood se rend dans le sous-sol (que va-t-il y faire d'ailleurs) Il discute cordialement avec une jeune fille qui d'un coup lui déclare qu'elle doit y aller. - On dépose devant chez lui un lot de victuailles et lui pourtant à sa fenêtre et toujours en train de surveiller fusil sur le bras, ne s'en rend compte qu'au bout de quelques heures et tant de victuailles accumulées. Franchement il y a trop d'exemples. Je ne vais pas tous les énumérer. Mais pire, il n'y a aucune transition entre son racisme et son combat pour défendre cette famille. Le mec était le plus gros des racistes et quelque temps après est prêt à tuer pour défendre des asiatiques. Tout cela parce qu'il a aimé la bouffe laotienne? Tout cela parce que une fois le jeune homme lui a tenu tête et donc gagné son respect? Et finalement c'est quoi le message qu'on cherche à envoyer? Que tu peux guérir du racisme même aux âges les plus avancées? Que les gangs sont partout et de toutes les ethnies (cette pauvre fille laotienne sera sauvée face aux noirs mais ne pourra rien contre les asiatiques)? Ces cinéastes qui ont selon moi un combat de retard dans le racisme et à qui on tresse des louanges commencent à me désespérer. La dernière scène chez le notaire est le bouquet. Tellement prévisible (sauf sur l'humour à propos des voitures et du 'tuning') La petite fille surgâtée méprisée, les enfants bafoués, le petit asiatique récompensé. Les vraies valeurs américaines sont sauves: ceux qui étaient attirés par le gain (les enfants et la petite fille) n'obtiennent rien. Le laotien si humble et si proche de ses livres obtient la voiture sans l'avoir demandé. Si tel pouvait être le cas dans notre société. Irréaliste jusqu'au bout.
1/10 22.1.2009 -
retors@ - âge: 26-35
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