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| 28 Days Later |  |  |
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La critique de l'usager
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[ATTENTION: Cette critique révèle le contenu du film.] 28 Days Later, le dernier grand film de zombies, semble vouloir accoucher d'une franchise. La suite officielle simplement intitulée 28 Weeks Later reprend le carnage exactement là où son prédécesseur l'avait terminé. Et un troisième volet est plus que probable... La terreur continue à régner en Grande-Bretagne. Tout débute dans une petite maison isolée qui deviendra la proie de corps contaminés. Après une attaque virulente et destructrice, Don (Robert Carlyle) s'échappe et il est le seul survivant. Rapatrié à Londres, il rejoint ses enfants. La ville fortifiée est menée par un régime militaire strict. Lorsque les gens tombent malades et qu'ils se transforment en masse destructrice, le fléau devra absolument être enrail est et ce, coûte que coûte. Le cinéaste culte de Shallow Grave et Trainspotting Danny Boyle avait réussi à relancer sa carrière en 2002 avec le très mouvementé film 28 Days Later. Cette œuvre ultra léchée post apocalyptique revivifiait un genre avec goût et doigté. La suite arrive par l'entremise de Juan Carlos Fresnadillo, le réalisateur de l'intrigant Intacto. Cinq années se sont écoulées, mais rien n'a véritablement changé. Le montage, encore plus réaliste et sanglant, est une montagne russe de sensations fortes. La musique extrêmement émotive est pratiquement la même et elle fait pomper le cœur au moment opportun. La trame narrative est peut-être aux antipodes (cette fois, le trajet se fait de la campagne à la ville), mais la progression du récit est pratiquement identique à l'original. Ainsi, la meilleure partie sera la première, avec ces instants lourds et sourds de tension environnante. Progressivement, l'histoire subira une cure minceur. Bye Bye motivations et bonjour survie à tout prix. Ce faisant, l'action prendra progressivement toute la place. Cette déception n'est pourtant pas trop vive, car les situations sont réellement explosives. Un homme tue sa femme, des enfants résistent à leur père, un hélicoptère découpe de la viande dans un champ et le loup fera beaucoup de victimes dans la bergerie. La charge contre le militarisme est toujours aussi vive, édifiante. L'armée prend le dessus et pour la protection de sa population, elle est disposée à n'importe quelle bassesse. Dans une des scènes les plus réussies, des snipers doivent abattre tout ce qui bouge, que ce soit les humains contaminés et ceux qui ne le sont pas. Cette évocation de la barbarie ne peut que rappeler l'Irak et elle évoque au passage la deuxième partie du premier tome, où l'humain s'avérait encore plus fou que la menace qui rôde. 28 Weeks Later n'égale pourtant en aucun cas son modèle. Fresnadillo ne renouvelle pas une formule gagnante, il ne fait que l'appliquer efficacement. Des situations font involontairement rire tant elles sont prévisibles. Et l'interprétation laisse souvent à désirer. Robert Carlyle arrive efficacement à jouer les gentils et les méchants, ce qui n'est pas le cas de ses partenaires. Rapidement, il est aisé de s'ennuyer des Cillian Murphy, Brendan Gleeson et Christopher Eccleston qui composaient la première escapade de survie. En proposant une fin volontairement ouverte, une nouvelle aventure de zombies risque bien de faire surface dans les cinq prochaines années. L'idée ne serait pas mauvaise, mais le résultat devrait améliorer les petits pépins qui encombraient la première mouture au lieu de perdre la psychologie des débuts dans de l'action omniprésente.
8/10 18.5.2007 -
wowowohlala@ - âge: 26-35
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