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| Kennedy Et Moi |  |
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La critique de l'usager
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[ATTENTION: Cette critique révèle le contenu du film.] Très bon film. Même si je suis une adepte du cinema francais, je suis assez objective pour reconnaitre ce qui fait un bon film et Kennedy et Moi a des atouts a ce niveau-la. De bons acteurs, dans les roles principaux (Bacri et Garcia) comme dans dans les breves apparitions (Brialy), un bon scenario, des dialogues interessants, une bonne direction (Sam Karmann), et un humour noir et un cynisme parfois corrosif dont on ne se lasse pas. Pour avoir vu "Omnibus", le court-metrage de Sam Karmann et avoir suivi l'evolution de ce dernier dans la serie Navarro aux cotes de Roger Hanin, j'attendais Karmann au tournant en esperant qu'il réussisse son coup avec ce premier long metrage. Et bien je n'ai pas ete deçue. Dire que Bacri traverse une crise de la cinquantaine dans ce film est vrai, mais reducteur. Il est tout simplement en train de se rendre compte qu'il lui manque quelque chose d'essentiel pour supporter tout ce (et ceux) qui l'entoure (entourent) : le gout de la vie. Et s'il le trouve dans une montre, pourquoi pas? C'est une obsession comme une autre. Un ecrivain qui n'a plus envie d'ecrire, ce n'est pas la première fois que ça arrive. On peut bien aimer ses enfants et les trouver idiots ou reprouver leurs choix ou leur vision des choses, certains pensent ça de leurs parents ou de leurs amis ou encore de leurs collegues de travail, cela veut-il dire qu'ils les detestent pour autant, pas du tout. (Petite remarque avant de continuer : je ne parlais aucunement pour moi, c'est une hypothese). Et puis qu'il se montre franc envers les personnes qui gravitent autour de lui c'est bon pour sa sante mentale et puis ça evite que certains "indesirables" ne lui collent trop dessus. Quand j'y pense, il a eu les reactions qque j'aurais aime avoir si j'avais ete a sa place. Et puis l'amant n'est-il pas lache, l'editeur incapable de comprendre l'auteur, son gendre plutôt sans gene (a-t-on idee de tripoter la bouche de son futur beau-pere a la première rencontre? Si ça ne tenait qu'a moi c'est un poing dans la gueule qu'il aurait recu), le pseudo intello joue par Brialy pretentieux (oui, ce "water water everywhere... ", ça veut dire quoi dans le contexte ou ils etaient, hein? ), la fille aveugle d'idealiser le dentiste-specialiste-incapable -de- reconnaitre-ses-erreurs comme ça, et le psy au moins aussi atteint que ses patients? En definitive (je sais, j'ecris beaucoup! ), c'est le genre de film que j'aimerai voir plus souvent, ou les dialogues sont parfois savoureux, ou l'humour est present mais subtil, ou l'auteur a assez de respect pour les spectateurs pour ne pas se sentir oblige de nous expliquer la pretendue morale de l'histoire de dix-huit facons differentes comme si on etait des idiots, incapables du moindre raisonnement. En esperant que Bacri et Karmann nous en fassent d'autres comme ça bientot.
9/10 23.5.2000 -
nerys@ - âge: 18-25
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