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La critique de l'usager
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FEDERICO FELLINI: du cinéma complexe et criard à manger doucement en buvant beaucoup de lumière!!! L'oeuvre de Federico Fellini m'a toujours déchiré en deux parties symétriques! D'un bord, il y a des films absolument magiques comme La strada, 8 1/2 et La Dolce Vita et de l'autre des films intéressants, mais qui ne me touchent pas beaucoup comme Juliette Des Esprits, Amarcord et La Voce Della Luna. Par contre, je dois dire que j'aime davantage l'homme que le cinéaste. J'ai juste un peu de misère à être touché par ses oeuvres souvent très festives et opaques. Ce n'est pas que le côté trouble du récit ou de l'image m'indispose, mais c'est à force d'accumuler de telles scènes tarabiscotées qu'on devient habitué par ce style souvent trop véhément pour rien. La Strada était irréprochable par son côté malgré tout assez linéaire pour une oeuvre de Fellini. Teinté d'une poésie simple, ce film brillait par son regard tendre sur des personnages atypiques et par leurs destins déchirants. Dans Amarcord, par contre, nous sommes un peu plus en eau trouble. C'est normal vous me dites, c'est du Fellini! Je sais, mais je crois que ce savoir-faire n'apporte pas toujours les résultats souhaités. Je ne peux pas par contre lui reproccher son langage artistique si unique. Ça serait comme dire de Emir Kusturika qu'il est trop baroque! Fellini est un grand du cinéma, mais il faut le regarder avec attention et ne pas le voir comme un demi-dieu intouchable. On peut facilement lui donner le bon dieu sans confession ou tout simplement le crucifiier; c'était un homme de cinéma extrême. Je sais qu'on peu à la fois aimer et détester ses films. C'est exactement le sentiment qu'on peu avoir avec plusieurs réalisateurs italiens, donc le très complexe mais fascinant Pier Paolo Pasolini. L'écoute de Teorema me questionne encore toujours plusieurs années après une première projection. C'est peut-être ça la magie du cinéma, ça laisse une trace en quelque part dans l'être et on doit vivre avec le faisceau dérangeant de ce qu'on nous a donné à voir pour l'éternité. Patrick Léveillé, écrivain, poète.
7/10 21.7.2004 -
incendiesurtoutlecorps@ - âge: 26-35
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