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| The Elephant Man |  |
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La critique de l'usager
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La peur d'un visage qui a perdu son humanité David Lynch est un maître absolu de l'étrange et du paranormal, pourtant il sait répendre dans tous les coins de son cinéma, les touches d'humanité qui nous font apprécier davantage ces personnages. S'ils étaient tous fous à lier, nous aurions de la misère à s'identifier à eux. L'un des personnage les plus importants de son univers cinématographique est sans doute celui interprété par John Hurt. Cet homme-éléphant est porté à l'écran comme une plaie virulente et condamnée à la pire des bassesses humaines: l'humiliation perpétuelle. Projeter l'infirme en pleine face du spectateur comme une image de lui-même; une certaine castration individuelle sublimée, un désir sauvage de se défaire de ce fantôme qui est en nous. L'homme-éléphant c'est donc la métamorphose de ce qu'il y a de plus hideux chez l'humain, ce qui est impossible à cacher. Nous avons le loisir de nous maquiller, de nous embellir car nous ne sommes pas si affreux. Mais lorsqu'une personne a le visage comme une patate nucléaire, elle ne peut pas faire autrement que de se cacher tout le temps! C'est cette peur d'affronter, à chaque instant sur terre, le regard d'autrui qui gouverne l'excellent film du réalisateur de Blue Velvet et Twin Peaks. Les gens regardent ce film comme une cure contre l'envahissement physique et la déterioration d'un moi vampirisé. Patrick Léveillé, écrivain, poète.
10/10 21.7.2004 -
incendiesurtoutlecorps@ - âge: 26-35
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