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La critique de l'usager
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« IL Y AURA DU SANG » Il y aura de la poussière dans les rouages de votre cerveau à la fin du visionnement! Entrer dans cette histoire c’est descendre dans un hostile et profond trou noir. Film interminablement long, axé sur la démesure et l’anarchie dans la conquête de l’Ouest, vue sous l’angle de l’exploration pétrolière et de l’exploitation brutale des colons par un riche pétrolier désaxé. Le jeune réalisateur Paul Thomas Anderson a signé peu de films pour le grand écran, mais tous sont originaux, difficiles. Ce film ne fait pas exception avec ses personnages plus bizarres les uns que les autres. Charlatanisme religieux et cupidité affairiste composent la dynamite dont la mèche mal allumée sera extrêmement lente à brûler pour faire jaillir le sang noir attendu. Très dur. Excellente cinématographie. Scénario zigzag qui désarçonne. Aussi mal écrit que l’Amérique s’est construite, ce qui n’ajoute rien au propos si tel était l’effet recherché. Daniel. D. Lewis, qui incarne l’infâme pétrolier Daniel Plainview, est laissé à lui-même et tombe Carrément dans la caricature. La trame sonore, qui joue ici le rôle du deuxième personnage central, fait un peu mieux que Lewis, elle l’appuie tout en modifiant son jeu. Dès la première séquence, elle s’empare du film, impose son tempo adagio. Ses effets parfois stridents provoquent un lancinant et maladif sentiment de trouble mental qui habitera le film jusqu’au dernier plan. Les autres personnages (dont le prêtre, le fils…) sont tous du genre ‘copié collé ’, factices, et ne servent que de poignées de porte pour faire avancer le thème et l’action. Film qu’on peut adorer ou haïr avec un égal bonheur. Quasiment un film d’essai introspectif. Ça vaut la peine si l’on est bien averti et disposé, ou enclin à une telle décharge thérapeutique.
7/10 1.2.2009 -
harar@ - âge: 50+
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