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La critique de l'usager
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« MALÉDICTION AU CONNECTICUT » D’entrée de jeu, ce magnifique drame d’horreur de Peter Cornwell est à ne pas manquer! Qu’importe que l’histoire soit vraie ou pas, ce film est d’une telle qualité sous tous ses aspects qu’il vaut le déplacement, vous verrez! Cornwell et son équipe ont minutieusement planché sur ce projet. Et les résultats sont là. Solide distribution dominée par les Virginia Madsen (Sara Campbell, la mère de famille), Kyle Gallner (son fils adolescent Matt) et Elias Koteas (le révérend Popescu) qui jouent très sobrement, juste, ce qui ajoute à la crédibilité du récit. Les autres interprètes, dont les gamins, font aussi preuve d’un jeu dépouillé. Superbe direction photo d’Adam Swica. Plans et scènes d’horreur composés de façon impeccable, rendus avec beaucoup d’esthétisme, par de beaux angles et éclairages. Rien de dégoûtant donc dans ce film. En même temps, frissons, effrois et sursauts sont au rendez-vous, si tant est que ces émotions ne puissent jamais se commander individuellement... Montage serré, incisif, en parfaite synchronisation avec la magnifique et prenante trame sonore de Robert J. Kral. Bel amalgame de climat de réalisme, de tension, d’horreur. Aucune fausse note. Excellent scénario d’Adam Simon et Tim Metcalfe. Pas de longueur, on entre dans le vif du sujet dès l’ouverture. Reconstitution soignée et attentive d’une atmosphère familiale chaleureuse dont les membres, déjà éprouvés par le malheur d’un des leurs, inquiets, se serrent les coudes devant une situation suscitant la frayeur... La toujours émouvante actrice et productrice Virginia Madsen, cette irrésistible beauté blonde aux yeux de jade, est particulièrement touchante, attachante, dans ce rôle de mère protectrice, rassembleuse, courageuse. Elle incarne on ne peut mieux l’âme de cette famille, et figure le fil conducteur du récit, la douceur et l’intelligence de son propos mesuré. Le long parcours de Madsen avec les De Bont, Lynch, Ford Coppola et autres Altman l’a bien préparée pour cet important rôle en carrière. Une autre de ces grandes actrices qui acceptent sans tiquer de jouer sans maquillage, de prendre du poids, de laisser tomber cette séduisante féminité à laquelle elles nous ont tant habitués, afin de mieux entrer dans la peau des femmes qu’elles personnifient. Le jeune Kyle Gallner est poignant de vérité, absolument prodigieux dans ce premier rôle principal au grand écran. Excellent comme toujours, Elias Koteas ajoute sa tendresse et sa très fine sensibilité dans le soutien presque paternel qu’il apporte à Matt, à défaut de la présence de son père (Martin Donovan) qui se montre d’un jeu de plus en plus faible à la fin du film. Une production respectueuse de l’intelligence du cinéphile. Donc un excellent drame, extrêmement bien réalisé, qui a le mérite d’humaniser ce genre particulier de l’horreur lequel donne trop souvent des films froids, sanguinaires, pour ne pas dire plus… Ici, un esprit de famille qui, sous certains aspects, nous invite presque davantage à un drame familial qu’à un drame d’horreur, ce qui contraste avec les schémas connus du genre et crée tout naturellement un lien entre le spectateur et les personnages. Je recommande donc ce film à tous ceux qui aiment la tendresse, les émotions fortes, les bonnes histoires et la beauté, car cette dernière y est omniprésente jusque dans les effets spéciaux illustrant l’horreur. On ressort touchés de cet excellent film, avec une profonde impression de bien-être émotionnel.
10/10 15.4.2009 -
harar@ - âge: 50+
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