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| Yellowknife |  |
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La critique de l'usager
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Il est dommage qu'à peu près personne ne songe à initier le public au langage cinématographique, comme on le fait pour la danse, le théâtre, la musique ou les arts plastiques. Un cinéaste comme Rodrigue Jean aurait moins de difficulté à se faire comprendre et apprécier à sa juste valeur. Évidemment, si vous n'aimez que le "MacCinéma", les effets spéciaux spectaculaires, les recettes éprouvées, les émotions prémâchées et les fins heureuses, "Yellowknife" n'est pas pour vous. Ce n'est pas du cinéma "confortable"; on est plus proche ici de Robert Bresson que de James Cameron, par exemple. Mais quand on se donne la peine d'entrer dans cet univers glauque et sublime à la fois, où le chaos est la seule arme efficace contre l'immense vide existentiel de notre monde postmoderne, on est troublé, bouleversé, bousculé dans ses certitudes -- ce qui est la vraie fonction de l'art, au sens le plus noble du terme. Parce qu'on sent, au plus profond de soi, que ces personnages existent, qu'ils sont autour de nous -- et même en nous, parfois."Yellowknife", c'est un poème sur le deuil de l'espoir. Dur mais essentiel.
9/10 1.4.2006 -
pascale639@ - âge: 36-49
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