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| Eyes Wide Shut |  |  |
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La critique de l'usager
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La transgression de la fidélité Je me souviens avec horreur des critiques souvent très négatives à la sortie de Eyes Wide Shut de Kubrick. Une chance que les gens qui jetaient le film à la poubelle n'étaient pas toujours très crédibles (Anne-Marie Losique entre autres) La preuve est maintenant faite que derrière nos yeux, nous n'avons pas tous la même capacité à analyser une oeuvre. Pour plusieurs, il n'y avait que les belles fesses roses de Nicole Kidman et cette envie de incessante de baiser de Tom Cruise dans l'ultime création de Kubrick! Il est vrai que ce film est long, mais c'est comme un tango avec la tentation; un très langoureux pas vers les affres de l'infidélité. Ce qu'il faut surtout retenir de Eyes Wide Shut, c'est encore une fois la précision kubrickienne dans le choix des images et du cadrage, une direction toujours parfaite, une sélection de plans totalement en harmonie avec le synopsis. La couleur un peu pêche du film nous transporte assez facilement dans les terrains de l'érotisme. Rien n'est laissé au hasard, Kubrick a toujours été, tout comme Alfred Hitchcock et Fritz Lang, un être obsédé par la nécessité de tout ce qu'on voit à l'écran. Analyser la couleur des vêtements de Cruise à tel endroit du film, regardez le type de décors dans telle autre scène, l'expression du visage dans l'autre. Tout celà ouvre la boîte de Pandore d'un film magnifiquement composé. Un peu à la manière de la pièce de Gyögy Ligeti qui souligne l'obsession, cette oeuvre est toujours fortement conduite avec un tension lugubre. La mort n'est jamais bien loin; à quelques reprises l'érotisme est rapidement stoppé par un décès où l'écho d'une mort imminente. Mélanger trépas et cul n'est pas neuf, mais Kubrick utilise avec brio cette association plaisir-souffrance. Un peu pour rappeler que les personnages de l'oeuvre sont tiraillés entre leurs pulsions (vie) et la vie rangée de bourgeois (mort) À la fin, il nous reste en mémoire un dernier grand regard de Kubrick sur la nature humaine! Patrick Léveillé, écrivain, poète.
10/10 21.7.2004 -
incendiesurtoutlecorps@ - âge: 26-35
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